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18 000 postes à combler d'ici 2010

Le Quotidien
Actualités, jeudi 29 novembre 2007, p. 18

Saguenay-Lac-Saint-Jean
18 000 postes à combler d'ici 2010

MARIE-ÈVE ROY

DOLBEAU-MISTASSINI - Selon les prévisions d'Emploi-Québec, 18 000 postes seront à combler au Saguenay-Lac-Saint-Jean d'ici 2010 dans tous les secteurs d'emplois. De ce nombre, seulement 1000 seront reliés à la croissance économique tandis que les 17 000 autres seront dus aux nombreux départs à la retraite des baby-boomers.

"Aussi difficile que cela puisse paraître, cette situation pourrait entraîner une pénurie de main-d'oeuvre dans les entreprises de la région. Non seulement la population est vieillissante, mais le nombre d'habitants diminue sans cesse depuis une dizaine d'années en raison de la baisse du taux de natalité, de la migration des jeunes vers les grands centres et de la faible immigration", a déclaré Clément Desbiens, économiste régional à Emploi-Québec, dans le cadre d'un dîner-conférence de la Chambre de commerce de Dolbeau-Mistassini tenu hier.

Déjà, entre 30 et 40 % des entreprises auraient de la difficulté à recruter de la main-d'oeuvre et 20 pour cent auraient des postes vacants.

"Le marché n'est pas plus favorable, mais il y a moins de monde pour chercher de l'emploi. Il y a des solutions comme agir pour augmenter notre population et accroître la participation au marché du travail des femmes et des travailleurs plus âgés. Si nous ne faisons rien, est-ce que seul le vieillissement de la population pourra régler tous les problèmes reliés au marché de l'emploi? Je ne crois pas", tranche-t-il

Croissance économique

Malgré la légère amélioration qu'a connu la région en matière d'emplois en 2006, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est toujours bien loin de la moyenne québécoise.

D'ici cinq ans, Emploi-Québec prévoit une croissance de six pour cent à l'échelle provinciale comparativement à 1 % au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Selon l'économiste, les facteurs qui limitent le potentiel de développement sont, en ordre d'importance, l'isolement géographique, la faible diversification de l'économie, la faible transformation des produits et l'effritement de la base économique régionale, c'est-à-dire des secteurs de la forêt et de l'aluminium.

"Pour s'en sortir, il faut absolument protéger nos acquis. Dans le secteur des pâtes et papiers, 3000 emplois ont été perdus depuis 1981. Cela a eu un impact immense au niveau économique et c'est ce qu'il faut éviter", explique-t-il. o

marie-eve.roy@lequotidien.com


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